Constitution et paix

Constitution et paix

Mise en garde contre les risques de tensions liés à une éventuelle modification de la Constitution au Cameroun, appelant à un dialogue inclusif et au respect du consensus national.

Un équilibre à ne pas briser

En tant qu’actrice engagée pour la non violence et la paix, je souhaite alerter avec responsabilité sur les dynamiques actuelles autour de la modification de la Constitution au Cameroun.

 

Dans notre contexte national, une telle initiative ne peut être analysée comme un simple acte juridique ou institutionnel. Elle constitue, en l’état, un élément conflictogène très fort. Pourquoi ? Parce qu’elle touche directement au pacte social, à la confiance entre les citoyens et les institutions, et à l’équilibre déjà fragile de notre vivre-ensemble.

 

Lorsque la Constitution est perçue comme modifiée sans une adhésion large, sans un dialogue inclusif et sans une transparence totale, elle devient un facteur de crispation. Elle ravive les frustrations, renforce les clivages et peut alimenter des tensions aux conséquences imprévisibles sur l’ensemble du territoire.

 

Le peace building nous impose une lecture lucide : la paix se construit aussi en évitant les décisions susceptibles de générer des conflits. Et aujourd’hui, il est de notre responsabilité collective de reconnaître que cette dynamique comporte des risques sérieux pour la stabilité sociale.

 

C’est pourquoi j’en appelle, avec gravité et attachement à notre pays, à une écoute réelle et sincère du peuple camerounais. Toute réforme de cette nature doit impérativement s’appuyer sur le consensus, le respect de l’État de droit et la prise en compte des aspirations profondes des citoyens.

 

"La paix du Cameroun doit rester au-dessus de toute autre considération".

 

Agir pour la paix, c’est aussi savoir prévenir ce qui peut la menacer.

 

#Cameroun  #Paix  #CohésionNationale  #Gouvernance #PeaceBuilding

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